ESPIONNAGE INDUSTRIEL

 

"Se faire battre est excusable , se faire surprendre est impardonnable" NAPOLEON

Contre-espionnage industriel :

Savoir si on est espionné, par qui, comment et pourquoi , mise au point d'un système destiné à mettre un terme à l'action et étayer de preuves, si possible pour engager des poursuites ou une négociation, voire de la désinformation.

Il faut savoir que seulement 10% des attaques sur les systèmes informatiques d'entreprise sont dues à des pirates (Hackers) ! Ce qui implique que le danger vient clairement de l'entreprise (Mise en place d'écoute téléphonique ou d'un programme informatique type " cheval de Troie " par un employé indélicat, fraude informatique, copie de fichiers clients, divulgation d'informations capitales, retournement d'un employé au profit de la concurrence.)

Mais d'autres dangers peuvent vous concerner, selon Auguste COMTE, 60% des activités du renseignement mondial est consacré à l'espionnage industriel.

Durant les années 80, HITACHI a déployé de grands moyens pour se procurer les fascicules descriptifs des nouveaux systèmes élaborés par IBM, mais a fini par se faire piéger par le FBI et à payer plus de 800 Millions de Dollars.

En FRANCE, la coopération entre industriels et services secrets remonte aux années 50, les renseignements du SDECE (actuellement DGSE) ont joué un rôle important dans l'essor de certaines industries nationales en créant il y a une dizaine d'années le service " Y ", chargé du renseignement économique et financier, capable de fournir des documents confidentiels sur des projets de firmes multinationales et sur les plans de recherche et de commercialisation. La DST, quant à elle, intervient régulièrement pour prévenir les fuites dans les grosses structures d'Etat.

L'une des branches du KGB, éclaté en 1991, se consacre exclusivement au renseignement industriel et bon nombre de ses anciens agents vendent leur savoir-faire au secteur privé, afin de pénétrer les entreprises et d'en sortir le renseignement fermé et stratégique.

Aux USA, certains hauts responsables du renseignement comme James Woolsey, ancien directeur de la CIA, n'hésitent pas à admettre la pratique de l'espionnage industriel (principalement dans les pays Européens). Celle-ci s'exprime par un travail de terrain mais surtout par leur principal système d'écoute dénommé "ECHELON" qui est le nom de code d'un système de surveillance des communications téléphoniques, géré par les USA grâce aux puissants moyens de la N.S.A. "National Security Agency", dont le budget dépasse celui de la C.I.A.. La Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande y participent par un pacte nommé "UKUSA".En 1998, une commission européenne d'évaluation des choix technologiques et scientifiques, le STOA "Scientific and Technological Options Assesment" l'authentifie."ECHELON" articule des satellites d'écoutes, des bases terrestres équipées de radars et du matériel de surveillance électronique embarqué sur des navires. Il possède les capacités de capter tous types de communications sur 90% de la superficie terrestre, que ce soit les GSM ou les téléphones satellites, "ECHELON" écoute tout. Ses ordinateurs peuvent enregistrer 100 millions de conversations par mois. 80% des collectes triées "d'ECHELON" répondraient à des préoccupations d'ordre économique. Selon la D.S.T. les 500 plus grosses entreprises françaises sont écoutées par "ECHELON". La base écoutant le trafic européen vient de MOREWENSTOW en CORNOUAILLES (Grande-bretagne).

En 1994, les contrefaçons représentaient 500 milliards de francs soit 5% du commerce mondial dont 70% étaient des copies de produits français.

Il existe aujourd'hui en France un professionnel de la sécurité privée pour deux professionnels de la sécurité publique alors qu'en Grande-Bretagne : c'est le contraire !


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